Assemblée annuelle 2019

13 Mars 2019

L'assemblée annuelle statutaire du Comité Morbihan s'est tenue le samedi 2 mars 2019 au restaurant "L'Atlantique" à Vannes. Fabrice GUÉHO, administrateur national de l'association et président du comité Morbihan a fait le point sur la situation.

Association Valentin Haüy

Comité du Morbihan

 

Assemblée annuelle statutaire 2019

 

 

La vie du comité

 

Le 2 mars 2019, à 12h30, l’« assemblée annuelle statutaire » du comité Morbihan de l’Association Valentin Haüy s’est tenue au restaurant l’Atlantique à Vannes en présence de 7 personnes. Le président du comité, Fabrice Guého, a indiqué qu’il avait mandat de neuf personnes absentes si un vote s’avérait nécessaire.

 

M. GUÉHO a expliqué oralement un certain nombre de points qu’il se propose ensuite de rédiger de manière synthétique dans le présent document qui sera ensuite soumis à l’approbation des personnes présentes.

 

Fabrice GUÉHO a d’abord expliqué dans quelles conditions cette réunion a été organisée et a rappelé l’historique récent du comité. Le fait que nous disposions alors d’un local rue de la Boucherie et la présence de Mme Le Gall comme salariée détachée en mécénat de compétence avait permis un bond en avant de nos activités et un accroissement de la visibilité de l’Association Valentin Haüy dans le département. Mme LE GALL a largement contribué à ce progrès par son attitude enthousiaste et constructive en 2017.

 

Plusieurs personnes se sont étonnées des changements intervenus au comité en 2018.  Fabrice GUÉHO a expliqué précisément ce qui s’est réellement passé, sans toutefois entrer dans les détails biographiques de tel ou tel car les informations sur les personnes font l’objet d’une protection juridique dans le cadre des RGPD. Il a toutefois précisé que le départ d’un bénévole important a été provoqué non par un renvoi mais bien par une démission de la personne concernée dans des conditions conflictuelles restées sans réelles explications. Ce départ a ensuite provoqué un climat malsain au sein du comité sans que les diverses parties prenantes n’aient réellement fait l’effort de comprendre le point de vue de chacun, en particulier celui du Président, au moins pendant quelques mois.

 

La précédente Assemblée Annuelle du comité s’était tenue la 18 novembre 2017 au restaurant Le Karibou Mayotte avec une quinzaine de personnes. C’était une très nette diminution par rapport aux années précédentes qui réunissaient à chaque fois plus de 35 personnes autour d’une galette des rois. On pourra se reporter aux documents qui figurent toujours sur le site internet du comité, notamment la vidéo. Cette année il y a eu seulement sept inscrits pour le déjeuner du 2 mars. Il faudra donc probablement revoir la formule pour l’assemblée annuelle. Mais la fermeture du Foyer Richemont qui auparavant nous permettait ces réunions autour d’une galette dans de très bonnes conditions rend la chose plus difficile. L’assemblée devra se tenir ailleurs, quitte à organiser des déjeuners à d’autres occasions plus fréquemment, ce que souhaitent de nombreux participants.

 

Un local et une salariée

 

Mme LE GALL a consciencieusement poursuivi son travail jusqu'au 30 juin 2018, car il lui restait des congés à rattraper au mois de juillet. Les participants à la réunion ont salué son excellent travail et ont rappelé que sa présence amicale avait été un atout qu’il faudrait pouvoir retrouver avec un autre détachement du même type.

 

Après la fermeture de notre local rue de la Boucherie, et conséquemment la fermeture provisoire de notre médiathèque locale, nous sommes pour l’instant hébergés par la commune de Vannes à la Maison des Associations où nous disposons d’une armoire et pouvons réserver un local poinctuellement.

 

Les bénévoles

 

Il faut souligner la grande difficulté pour recruter de nouveaux bénévoles. M. GUÉHO a par exemple expliqué l’arrivée d’une jeune femme d’une trentaine d’années en mars 2018. Celle-ci semblait très dynamique, enthousiaste, pleine de bonne volonté et voulant s’impliquer jusqu’à plusieurs demi-journées par semaine. M. GUÉHO a alors accepté de lui confier la gestion des personnes demandant de l’accompagnement et lui a fourni un fichier de bénéficiaires. La semaine suivante, il a voulu contacter cette personns qui s’était déclarée disponible mais il était impossible de la joindre et surtout la personne n’a absolument pas donné le moindre signe de vie malgré les messages téléphoniques laissés sur son portable. Cette personne ayant auparavant appelé M. GUÉHO depuis, disait-elle, chez sa grand-mère, M. GUÉHO a alors rappelé ce numéro et est tombé sur un monsieur qui manifestement était surpris par cet appel. Miraculeusement sortie de son silence d’une quinzaine de jours, cette candidate bénévole non seulement n’a pas reconnu son manque de courtoisie en ne donnant pas signe de vie, mais s’est en outre insurgée contre l’attitude de M. GUÉHO qui n’aurait pas dû, selon elle, essayer de la contacter à tout prix. Cette absence de courtoisie élémentaire ne cadrait pas du tout avec ce que le Président avait pu constater auparavant car, notamment, cette personne s’était  montrée très efficace dans l’organisation et la participation à l’opération « le poinçon magique » de 2018, dictée en braille dans le cadre du concours national organisé dans les locaux de l’Association Gabriel Deshayes à Brech.

 

Cet exemple est significatif de la complexité de la gestion des bénévoles qui font perdre beaucoup de temps pour une efficacité limitée. Le fait s’est à nouveau produit avec une nouvelle candidate en septembre 2018 qui finalement n’a pas donné suite sans réelle explication.

Nous avons en effet beaucoup investi depuis 2014 dans la formation de nouveaux bénévoles qui ne donnaient pas suite ou nous quittaient pour des raisons pas toujours très claires. C’est un problème que connaissent tous nos comités dans toute la France. Les comités où l’investissement des bénévoles est le plus stable sont ceux des grandes métropoles qui déjà connaissent une équipe importante dans laquelle il est alors plus facile de s’intégrer et de trouver ses marques. Ici, dans le Morbihan, c’est beaucoup plus difficile car il faut repartir de zéro. M. GUÉHO rappelle qu’à sa prise de fonction en 2011, le comité ne comptait tout au plus qu’une petite dizaine de bénéficiaires limités à la ville de Vannes.

M. GUÉHO précise que l’une des autres causes probables de la difficulté à recruter des bénévoles est le fait que, à leur arrivée, ils ne se rendent pas compte de l’envergure et des exigences de l’Association Valentin Haüy. Un comité n’est pas une petite association amicaliste locale un peu « baba-cool » mais un établissement secondaire d’une grosse structure nationale avec un projet associatif précis. Cela peut faire peur à certains candidats qui perçoivent alors ce qu’ils prennent pour une lourdeur qui en réalité ne s’impose pas car chacun eset simplement invité à donner ce qu’il peut, comme il le peut.  Mais cela dit, en était bénévole à l’association on ne peut pas faire n’importe quoi et on doit par ailleurs adopter une attitude responsable et accepter une certaine logique organisationnelle. Chacun peut certes prendre des initiatives mais le Président demeure responsable de tout ce qui se passe dans le comité qu’il préside. Que certains aient préféré démissionner dans des circonstances désagréables est bien regrettable.

 

L’accessibilité

 

M. GUÉHO signale l’excellent travail de M. Jean-Yves LATRY dans la représentation de l’association à la Sous-Commission Départementale pour l’Accessibilité (SCDA) à la DDTM. Il s’était d’abord porté candidat au poste de Trésorier mais a finalement dû y renoncer à cause de circonstances personnelles défavorables. Il poursuit maintenant son travail de représentant comme suppléant à la commission, sur nomination du Préfet, M. GUÉHO restant titulaire ainsi que M. Pascal PRONOST pour le secteur de Lorient.

 

Un avenir à reconstruire

 

L’avenir du comité passe par le renouvellement et le renforcement de son équipe dirigeante. De ce point de vue, l’arrivée de Mme Potage et la candidature de nouveaux bénévoles offre de nouvelles perspectives intéressantes. Nous allons probablement pouvoir utiliser un nouveau local prochainement. M. GUÉHO rappelle qu’il tient à bout de bras ce comité depuis huit ans et chacun sait à quel point il s’est investi dans un environnement associatif très complexe dans le Morbihan. Il a dû gérer des problèmes humains, des petites susceptibilités de personnes ou des caprices notamment avec les nouveaux candidats bénévoles depuis 5 ans. Il précise ne pas souhaiter reseter président indéfiniment et souhaite qu’on lui trouve un successeur car il a beaucoup sacrifié dans sa vie personnelle et ses autres activités, ce qui a assez duré.

 

Collaboration avec d’autres associations.

 

Dès 2011, M. GUÉHO a découvert la multiplicité de structures intervenant dans le département autour du handicap visuel et a constaté avec stupéfaction que ces structures refusaient une collaboration sérieuse ce qui a abouti à un manque de coordination défavorable à la cause des déficients visuel, ce qui arrangeait bien certains responsables locaux dont les actions pouvaient de ce fait être plus difficilement examinées de façon critique. M. GUÉHO a proposé la création d’un collectif informel « handicap visuel Morbihan » avec comme but dans un premier temps d’échanger des informations. Une réunion s’est ainsi tenue en 2012 dans les locaux de l’AAHVB à Lanester en la présence de plusieurs associations dont « les chiens guides de l’Ouest »

 

Dès 2011, la représente de « Voir ensemble », Mme Boulc’h a apporté une aide constructive et efficace au comité. Par la suite, le licenciement de deux salariés de l’AAHVB aurait pu être l’occasion pour eux de rejoindre le comité dans des conditions équivalentes. Ils ont préféré créer leur micro-structure afin de fournir des prestations payantes en direction des institutionnels ou des particuliers mais sans partager le lourd travail de représentation assumé par le seul comité de l’AVH. M. GUÉHO a indiqué dès le départ que l’idée de recevoir de l’argent tout en refusant de partager les corvées n’était pas très honnête.

 

Convaincu de la nécessité d’une action cohérente, M. GUÉHO a participé au développement du CEHM, « comité d’Entente Handicap Morbihan » sous la direction de Mme Marie-Françoise LE GALLO qui a su faire évoluer cette structure vers un outil efficace et de plus en plus respecté. Cette structure a pour vocation de représenter tous les types de handicap auprès des pouvoirs publics locaux et de défendre les intérêts des handicapés.

 

Une action plus offensive pour plus d’efficacité

 

M. GUÉHO a indiqué que des collaborations constructives se développent avec d’autres structures concernées de près ou de loin par le handicap visuel. L’association fait notamment partie de la structure « Eïlan » créée par l’association Gabriel Deshayes et financée en partie par le Conseil Départemental et par le paiement de prestations par les particuliers. Nous suivons avec attention la création du SAVS DV. Une collaboration plus importante sera également mise en place avec l’APF-France-Handicap dans les prochaines semaines.

 

En revanche, M. GUÉHO a souligné les difficultés provoquées par le refus de tout échanges par certaines petites associations alors même qu’elles bénéficient du soutien des pouvoirs publics locaux. Il a expliqué qu’une association vannetaise organise tous les mois une réunion en direction des déficients visuels un samedi après-midi par mois. Il se trouve que cette association avait programmé sa réunion le même jour que la nôtre. Or, s’il y avait entre nos deux structures un minimum d’échanges, ce qui serait à tout le moins une élémentaire courtoisie, nous aurions choisi une autre date que le 2 mars pour notre réunion. De même, M. GUÉHO explique qu’il a reçu un appel de plusieurs personnes ayant bénéficié des services de cette petite association et qu’il a dû corriger les informations erronées qui avaient été données aux usagers.

 

M. GUÉHO rappelle que depuis des années il tente de contacter la responsable de cette association qui bénéficie d’aide publiques locales, mais sans succès. Il a donc décidé après des années de patience d’informer les autorités locales de la situation, en espérant que cette démarche pourra conduite à construire une collaboration au moins minimale qui aurait dû être mise en place il y a longtemps. M. GUÉHO a notamment souligné l’exigence de compétence et donc de formation permanente à l’égard de toute personne qui prétend assurer des formations bénéficiant d’un soutien financier public.

 

Les membres de l’assemblée approuvent l’action de M. GUÉHO sur ce point précis et l’invitent à poursuivre dans ce sens.

 

La réunion s’est terminée à 15h10.